Soleil vert

Couverture Soleil vert

Titre :

Titre VO : Make room ! Make room ! 

Auteur: Harry Harrison

Traducteur: Sébastien Guillot

Editeur: J'ai lu

ISBN : 9782290079416

Pages : 347

Date de publication française : 9 mai 2016

Résumé :  New York — Août 1999. Au milieu d'une population de trente-cinq millions d'hommes qui a retrouvé les Fléaux et les Grandes Peurs du Moyen Age, un jeune policier, Andrew Rusch, recherche l'auteur du meurtre de Mike O'Brien, un des gros bonnets du marché noir. Mais pourquoi poursuivre un criminel quand on sait que la victime méritait mille fois la mort ? Comment faire respecter la « loi et l'ordre » quand on est soi-même talonné par la solitude, l'angoisse et le désespoir ? Au cours d'une enquête mouvementée, alors qu'à la veille de l'an 2000 la ville est infestée par les Prophètes du Malheur, Andrew Rusch va découvrir sur quoi se fonde la Puissance des Maîtres du Futur.

Du même auteur : Le monde de la mort, Ratinox, 3 nouvelles de l'an 2000, L'univers captif, Prométhée en orbite

Début du livre :"En décembre 1950, le Président des Etats-Unis, Dwight D. Eisenhower déclarait "Aussi longtemps que je serai là, ce gouvernement n'aura pas de doctrine politique ferme sur le problème du contrôle des naissances. Ce n'est pas notre affaire." Depuis cette époque, ça n'a été l'affaire d'aucun autre gouvernement américain."

Je vais commencer par une évidence : Soleil vert est un classique.

Tout comme un épisode de Columbo, nous savons directement qui est l’assassin. Cela n’enlève rien à l’histoire. On suit les aventures d’Andy, ses doutes, son histoire d’amour, ses désirs. Il ne comprend pas pourquoi ce meurtre est-il si important alors qu’il y en a des dizaines par jour qui passe à la trappe. Cette enquête n’est qu’un prétexte de l’auteur pour nous offrir sa vision bien pessimiste de l’avenir.

Ce roman est une dystopie qui prend pour thème la crise écologique. L’auteur veut pointer du doigt les dérives d’un système qui amène l’homme vers son propre trépas. La surpopulation, l’absence de vivres, le rationnement, le soleil qui tape : tout cela nous offre une toile de fond bien déprimante qui nous met tout de suite dans l’ambiance. L’univers post apocalyptique qui nous est décrit peut être qualifié de visionnaire. Ce livre a été écrit en 1966 et il est toujours d’actualité. L’action se passe à la veille de l’an 2000, date qui a toujours fait frémir quand on l’évoquait.

Le plus gros reproche que j’ai à faire sur ce roman concerne sa fin. Elle nous laisse sur le carreau. C’est dommage. Mais mon jugement est peut être biaisé par le film.

"Rien n'est jamais si simple quand il s'agit de trouver une réponse. Tout le monde a un avis sur tout, et tout le monde l'estime meilleur que celui des autres. C'est toute l'histoire de la race humaine."

Le pour

  • Histoire toujours d'actualité
  • Visionnaire

  • Ecriture agréable

Le contre?

  • Trop court
  • Nous laisse sur notre fin

 

Pour conclure,

Ne vous attendez pas à retrouver le film dans cet ouvrage (qui d’ailleurs se passe en 2022). Il est tellement différent qu’on se demande si les scénaristes ont lu le roman. Harry Harrison fut si déçu de cette expérience qu’il refusa par la suite que ces romans soient adaptés au cinéma.

Ma note : 4/5

Let's go pour une prochaine lecture!

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