Troupe 52

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Titre : Troupe 52

Titre VO : The Troop

Auteur: Nick Cutter (alias Craig Davidson

Traducteur:  Eric Fontaine

Editeur: Denoël

ISBN : 9782207132388

Pages : 446

Type: Fantastique

Genre: Horreur

Date de publication française : 2014

Date de publication original : 2016

Commercialisation: disponible

Prix : 21.80 euros

Résumé : Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d'adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu'une bonne histoire de fantômes et le crépitement d'un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu'un individu émacié, qui semble tout droit sorti d'un film d'horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L'homme n'a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n'en ont jamais vu... et dangereux avec ça. Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes. 

Avis : La première chose qui nous frappe est la note de Stephen King "Troupe 52 m'a terrifié. Âmes sensibles s'abstenir". Les 200 premières pages sont assez ennuyeuses. On voit où l'auteur veut en venir mais est ce que pour autant on a envie de le suivre. Pourtant il faut lutter pour arriver au meilleur aspect du livre.

Ici nous avons le cliché des scouts qui grandissent. C’est leur dernière randonnée car les ados n’ont plus envie de réfléchir à comment faire un feu. Ils préfèrent regarder sous les jupes des filles. On trouve les stéréotypes des adolescents : la forte tête, le colérique, son ami patient qui le soutient, le nerd et … le psychopathe. Et c’est surtout quand ce dernier, Shelley, s’est vraiment montré sous son vrai jour qu'on rentre dans l’histoire. On n’est plus dans une banale histoire d’infection. Il y a deux menaces : le ver qui vous ronge le corps et vous oblige à dévorer tout ce que vous trouvez et Shelley qui joue avec les scouts, qui lutte avec leurs nerfs. Là on passe de l’horreur au thriller psychologique. Puis on revient à l’horreur et inversement. L'auteur n'arrive pas à choisir son genre pour notre plus grand plaisir. Il y a une réelle idée derrière la création de ce personnage. Qui est le plus dangereux : le ver ou l’homme ? Alors c’est sur que certains passages donnent la nausée. On ne peut empêcher un rictus de dégoût s’afficher sur notre visage. Mais il y a aussi les adolescents face à la peur de la mort. Et là on nous montre bien que « ce n’est pas comme dans les films ». 

Nick Cutter ou plutôt Craig Davidson a rendu un hommage à Stephen King et notamment à Carrie. Il lui a emprunté le fait d’entrecouper les chapitres par des extraits de journaux ou de procès qui ont lieu après la catastrophe de l’île. C’est une méthode très appréciable dans un livre. Cela nous permet de voir un regard extérieur sur la situation. Après le désavantage principal est que ça coupe le huis-clos. Le lecteur peut reprendre son souffle. Ça casse un peu le rythme mais c’est un mal nécessaire si on veut offrir aux lecteurs la véritable histoire du ver infectieux qu'on ne pourrait pas avoir en restant juste sur l'île avec les scouts. 

Extrait La survie dépendait largement de la capacité de chacun à croire en la possibilité d'une fin heureuse. Vous étiez foutu à partir du moment où vous vous mettiez à imaginer le pire.

Récompense : 

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Commentaires (1)

leschroniquesbooksdelou
  • 1. leschroniquesbooksdelou (site web) | 07/04/2017

Je ne connaissais pas du tout ce livre mais il m'intrique beaucoup !
Et hop dans ma Wisch :-P

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