Troupe 52

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Titre : Troupe 52

Titre VO : The Troop

Auteur: Nick Cutter (alias Craig Davidson)

Traducteur:  Eric Fontaine

Editeur: Denoël

ISBN : 9782207132388

Pages : 446

Date de publication française : 2014

Résumé : Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d'adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu'une bonne histoire de fantômes et le crépitement d'un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu'un individu émacié, qui semble tout droit sorti d'un film d'horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L'homme n'a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n'en ont jamais vu... et dangereux avec ça. Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes. 

Début du livre : "Chers lecteurs, nous venons de recevoir des nouvelles effarantes en provenance de l'un de nos avant postes les plus isolés, la petite communauté de pêcheurs de Lower Montague, sur l'ïle-du-Prince-Edouard. Une morne pointe rocheuse et inhospitalière émergée des eaux de l'Atlantique. Ai-je tort de croire qu'il s'agit de l'endroit idéal pour un brin de diablerie? Heureusement pour vous, nos yeux et nos oreilles sont partout. Nous voyaons tout, nous ententons tout."

Avis : La première chose qui nous frappe est la note de Stephen King "Troupe 52 m’a terrifié. Âmes sensibles s’abstenir". La phrase exacte est « Troupe 52 m’a terrifié, et je ne pouvais pas le poser. C’est de l’horreur à l’ancienne, et à son meilleur. Âmes sensibles s’abstenir, mais pour nous autres, les malades, c’est le cadeau parfait pour une nuit d’hiver ». Je suis à la fois conquise et un peu déçue. Les 200 premières pages sont assez ennuyeuses. On voit où l’auteur veut en venir mais est-ce que, pour autant, on a envie de le suivre? Il faut lutter pour arriver au meilleur aspect du livre.

Ici nous avons le cliché des scouts qui grandissent. C’est leur dernière randonnée car les ados n’ont plus envie de réfléchir à comment faire un feu. Ils préfèrent regarder sous les jupes des filles. On trouve les stéréotypes des adolescents : la forte tête, le colérique, son ami patient qui le soutient, le nerd et… le psychopathe. Et c’est surtout quand ce dernier, Shelley, s’est vraiment montré sous son vrai jour qu’on rentre dans l’histoire. On n’est plus dans une banale histoire d’infection. Il y a deux menaces : le ver qui vous ronge le corps et vous oblige à dévorer tout ce que vous trouvez et Shelley qui joue avec les scouts, avec leurs nerfs. Là on passe de l’horreur au thriller psychologique. Ça devient du Battle Royal. Puis, on revient à l’horreur et inversement. L’auteur n’arrive pas à choisir son genre pour notre plus grand plaisir. Il y a une réelle idée derrière la création de ce personnage. Qui est le plus dangereux : le ver ou l’homme ? Alors c’est sûr que certains passages donnent la nausée. On ne peut empêcher un rictus de dégoût s’afficher sur notre visage. Mais il y a aussi les adolescents face à la peur de la mort. Et là on nous montre bien que « ce n’est pas comme dans les films ». 

Nick Cutter ou plutôt Craig Davidson a rendu un hommage à Stephen King et notamment à Carrie. Il lui a emprunté le fait d’entrecouper les chapitres par des extraits de journaux ou de procès qui ont lieu après la catastrophe de l’île. C’est une méthode très appréciable dans un livre. Cela nous permet de voir un regard extérieur sur la situation. Après le désavantage principal est que ça coupe le huis clos. Le lecteur peut reprendre son souffle. Ça casse un peu le rythme mais c’est un mal nécessaire si on veut offrir aux lecteurs la véritable histoire du ver infectieux qu’on ne pourrait pas avoir en restant juste sur l’île avec les scouts. 

"Les adultes étaient fichus. Complètement fichus. Ils faisaient tout ce qu’ils interdisaient aux enfants : ils trichaient, volaient, mentaient, gardaient des rancunes et refusaient de tendre l’autre joue, se battaient comme des rats d’égout et, pire que tout, ne reconnaissaient pas leurs torts. Ils se renvoyaient la balle, refusaient toute responsabilité. C’était toujours la faute de quelqu’un d’autre.​"

Le pour

  • Les artciles de journaux et procés
  • Shelley

  • Le gore

Le contre

  • Un peu long à se mettre en place

Pour conclure,

Un excellent livre d'horreur que je recommande. Il faut juste ne pas s'arrêter aux premiers chapitres. Il faut se forcer mais le résultat vaut le coup! Je veux le relire.

Du même auteur : Little heaven, Cataract city, Juste être un homme, Sarah Court, Un goût de rouille et d'os

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Commentaires (1)

leschroniquesbooksdelou
  • 1. leschroniquesbooksdelou (site web) | 07/04/2017
Je ne connaissais pas du tout ce livre mais il m'intrique beaucoup !
Et hop dans ma Wisch :-P

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