Magic

Couverture Magic

 

Titre : Magic, une terrifiante histoire d'amour

Titre VO : Magic

Auteur:  William Goldman

Traducteur: Marianne Véron

Editeur: Albin Michel

ISBN : 9782226004882

Pages : 281

Date de publication française : 1 janvier 1977

Résumé :  Magic est l'histoire d'un homme nomme Corky Withers, vedette de music-hall , qui est la proie de forces obscure qui cherche à le détruire .
Nous suivons Corky a New York, nerveux , agité. Il veut fuir... Malgré sa jeunesse , son charme , son talent , c'est un homme hanté , accablé par une idée fixe- un homme qui a quelque à cacher. Et il fait des effort désespéré pour que le public ne découvre pas son secret . Ainsi commence cette étrange histoire qui entraine le lecteur , de façon subtile , dans un monde de folie, jusqu'à une fin aussi imprévisible qu'inéluctable .

"Double silence.
Looooooooooooooooooooooooong silence.
Puis, lui : "écoute, je suis sûr que le Facteur réussira à faire sauter les tests.
- Ouais? Et s'il n'y arrive pas?"
Il n'avait pas la réponse, et moi non plus. Tout ce que je sais, c'est que s'il n'y arrive pas, il va y avoir du sang.
Et ce ne sera pas le mien.
"

J'ai lu Magic dans le cadre de la lecture du mois de Juillet du club de lecture Le chaudron des ténèbres

Si ce livre m’a tenté à la base, c’est parce que j’aime les histoires de poupées maléfiques. Le résumé est des plus intrigant et ne reflète pas vraiment la nature du livre. Nous suivons donc les aventures de Corky « heureux » propriétaire d’une marionnette nommée Fats. Son numéro de ventriloque est reconnu partout. L’humour de la poupée est vendeur et tout le monde se demande comment fait Corky pour qu’on ne voie pas une lèvre bouger. Très rapidement, nous plongeons dans cette « relation » et une pensée nous traverse : est-il fou ou la poupée a-t-elle vraiment une vie propre ? Je dirais bien « réponse dans le livre », mais ce n’est pas le cas. Jusqu’au bout, on est partagé. Il faut vraiment attendre la fin du livre pour que les choses s’accélèrent. Mais pour autant, le reste n’est pas ennuyeux.

On découvre une myriade de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. Nous avons l’agent de Corky : riche au possible, aimant uniquement ce qui est le plus cher juste parce que c’est cher, tour à tour menteur et protecteur, magicien à ces heures. Nous avons aussi Peg : l’amour de jeunesse, la pom-pom girl gentille qui a épousé le gars baraqué du lycée pour finir malheureuse, triste et enlaidie. Et nous avons Corky : magicien depuis toujours qui ne rêve que de percer. Il tente de se suicider par le gaz et est sauvé par une marionnette nommée Fats. Ce que je regrette vraiment dans ce livre c’est l’absence de réponse. Le fait de ne pas savoir s’il est fou ou pas est à la fois brillant et frustrant. Mais il y a un autre aspect qui est lui juste frustrant : les relations de Corky avec les femmes. Très tôt dans le livre nous voyons Corky avec une femme qu’il vient de rencontrer et nous comprenons qu’il a un gros problème. Apparemment, il mord et tue (?) les femmes avec qui il couche. On en vient à se demander si c’est un vampire. Et nous n’avons pas de réponse à notre question.

Ce livre laisse une sensation bizarre. On a du mal à le refermer. On a du mal à le lâcher et pourtant on est frustré tout du long. William Goldman manie très bien la plume et réussit à nous accrocher dès les premières pages, mais il y a un je-ne-sais-quoi qui rend certains passages assez confus.

Un film du même nom a été tiré de ce livre où Anthony Hopkins campe notre héros, mais il est disponible uniquement en anglais.

« C’est pas que ça m’affole, MAIS D’OÙ VIENNENT SOUDAIN CES BONS DIEU DE PRINCIPES ?
Du calme.
Pas si facile. Quand on voit comme on s’est cassé le cul uniquement dans l’espoir d’avoir une chance de percer. Pourquoi avoir pris une telle suée ? J’essaie sans relâche de lui montrer l’aspect écoputainomique.
Il n’écoute pas. »

Le pour

  • l’écriture prenante
  • Pas de vraies réponses

  • Les derniers chapitres

Le contre

  • Pas de vraies réponses
  • Le style, un peu confus au début
  • Le personnage de Fats

 

Pour conclure,


Je finis ce livre en voulant lire une autre histoire de poupées tueuses. Sur ce sujet-là, ma lecture ne m’a pas satisfaite, mais je ne sais pas si j’ai été déçue ou pas. Ce livre n’est clairement pas ce à quoi je m’attendais pourtant j’ai pris plaisir à le lire. Il est classé dans l’horreur et je ne comprends pas pourquoi. Peut-être que le film apportera plus de réponses. Affaire à suivre.

 

Let's go pour une prochaine lecture!

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