Plein gaz

Couverture Plein gaz

 

Titre : Plein gaz

Titre VO : Throttle

Auteur: Stephen King et Joe Hill

Traducteur: Antoine Chainas

Editeur: JC Lattès

ISBN : 9782709643832

Pages : 92

Date de publication française : Janvier 2014

Résumé :  Sur une route désolée du Nevada, un gang de motards est pris en chasse par un camion fou, apparemment bien décidé à les éliminer un à un. Il n’existe qu’une seule issue pour sauver sa peau : ne jamais ralentir… Inspiré par le désormais classique Duel, de Richard Matheson, adapté au cinéma par Steven Spielberg dans son premier film, Plein Gaz marque la première collaboration entre Stephen King et Joe Hill.

"Tu sais ce n'est pas parce que je suis ton père que je suis obligé de t'aimer."

Alors Plein gaz est un hommage de Stephen King et Joe Hill à la nouvelle « Duel » de Richard Matheson (paru pour la première fois en 1971 dans le magazine Playboy) elle-même adapté au cinéma par monsieur Steven Spielberg.  Résumons juste en disant que cette histoire a fait couler beaucoup d’encre. Cette nouvelle marque d’ailleurs la première collaboration entre le père et le fils avec plus ou moins de succès.

L’histoire est assez simple : un groupe de motards, un camion qui les pourchasse pour les tuer un par un. Mais il y a une petite subtilité derrière ça. Le groupe de motards est dirigé par Vince et compte parmi ses bikers son fils Race. Ce dernier est en constant conflit avec son père et surtout vient de tuer quelqu’un à coup de machette. Voilà pour les bases. Il s'agit d'une nouvelle remplie d'une multitude de personnages. À l'échelle d'un roman, c'est très peu, mais pour une nouvelle on peut facilement se perdre dans les noms des motards. J'ai eu d'ailleurs du mal à me souvenir du nom du père et de celui du fils. Ça a un peu contrarié ma lecture. J'ai eu vraiment du mal à me plonger dedans. Certains personnages étaient juste des noms. Pas le temps de s'attacher à eux, de les connaître. Quand on lit "untel est mort" on se dit "ben dommage pour toi, mais je ne sais pas qui tu es". C'est la spécialité de King de créer des personnages pour les tuer trois pages après, mais au moins il leur créer un arrière-plan histoire qu'on s'attache à eux et soit triste de les voir mourir. C'est uniquement quand le camion est arrivé que les choses sont devenues plus intéressantes. L'un des gros points forts de l'histoire c'est sa fin. Elle est bien faite, émouvante dans un sens et bien écrite.

Mais au délà de cette histoire de course poursuite, il y a surtout un rapport de force entre le père et le fils comme on peut le voir dans la citation plus haut. Je ne sais pas si cet aspect était présent dans la nouvelle de Richard Matheson ou dans le film de Steven Spielberg, mais en tout cas c'est assez symbolique ici. Un père et son fils, auteurs de grand talent, écrivent une histoire sur un père qui n'aime pas son fils et un fils qui est constamment dans la haine de son père. C'est cet aspect-là que j'ai aimé. Quand j'ai lu cette nouvelle pour la première fois, c'était la semaine de sa sortie. À ce moment-là, je n'avais lu que Le costume du mort. Je connaissais très mal Joe Hill. Il était difficile d'appréhender cet aspect, ce rapport entre père et fils. Il faut avoir ça en tête en lisant cette nouvelle.

L'écriture par contre n'est pas transcendante. J'ai l'impression que les meilleurs réunis ça donne pas l'excellence. Un peu comme si chacun annulait le talent de l'autre. Écrire à quatre moins doit être très difficile et le résultat est assez confus. C'est vraiment dommage, car c'est vraiment ça qui a gâché ma lecture.  

« - Eh bien regardez ce que la route a vomi.
Voilà ce qu’ils étaient : le vomi de la route. »

Le pour

  • la "relation" père-fils
  • La fin

Le contre

  • L'écriture
  • Les personnages secondaires
  • Le début assez confus

Pour conclure,

J'ai plus apprécié cette nouvelle à me seconde lecture (4 ans d'écart entre les deux lectures). Mais, même si elle fut plus plaisante, cette nouvelle n'en reste pas moins assez décevante, car pas au niveau de ce qu'on pourrait attendre de ces deux grands auteurs. Vraiment dommage.

Pour la petite histoire, à la fin de cette nouvelle nous avons le premier chapitre de Nosfera2 de Joe Hill. Plein gaz et Duel ont été adaptés dans un même comics chez Panini en 2015 

Let's go pour une prochaine lecture!

Commentaires (1)

becky
Le résumé a l'air vraiment intéressant, mais ton ressenti ne me donne pas envie de découvrir cette lecture, en tout cas pas tout de suite.
Mais je note Duel.

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