L'histoire des échecs

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Aux échecs, le but est de mettre le roi adverse en échec et pour ce faire, on doit passer son armée de pion, cavalier, etc. Les échecs ont été inventé en Inde par un nommé Sissa au début du VIème siècle. Son but était de distraire son prince et lui montrer l’importance d’un entourage de qualité. Il ne se nommait pas les échecs mais le « jeu des quatre rois » (chaturanga). Les pièces prennent naturellement place sur la table rituelle de 8 x 8 cases. Cette table de soixante-quatre cases symbolise l'ordre cosmique – le Vastu Purusha mandala, résidence sacrée des dieux du Panthéon hindou, les quatre cases centrales correspondant au dieu créateur Brahma. A la base cette « carte » est utilisée pour dessiner le plan des temples. Mais très vite le cadre est détourné pour faire le plateau du chaturanga.
 

Le chaturanga


Le chaturanga est composé d’un roi qui a une armée de huit pièces à sa disposition pour battre les rois adverses. Le jeu se joue avec deux dés. On a libre choix des pièces à déplacer. Mais déjà les échecs sont là dans la mesure où les pièces ne se déplacent pas de la même façon (l’éléphant : 2 cases en diagonale, cavalier : saute à droite ou à gauche, etc.). Lorsqu’un joueur bat un autre roi il récupère ses pièces. La partie s’achève quand toutes les pièces sont capturées. On est vraiment dans un jeu de guerre. Ce jeu, à vocation militaire, est usité autant dans les palais que dans les « maisons de jeu ». 
Il faut attendre le déplacement du jeu vers les principautés de l’Ouest pour que les dés soient supprimés. La réflexion prend plus d’importance car on ne veut pas d’un jeu de hasard. De plus on passe à deux joueurs et non plus à quatre. Un « ministre » remplace les rois supprimés

C’est ce jeu là qui sera transmis à la Perse vers le milieu du VIème siècle. Le jeu est amené par un ambassadeur indien pour tester l’intelligence du shah (roi) de Perse. Les échecs plaisent et sont rapidement diffusé. C’est en conquérant la Perse en 642 que les Arabes découvrent le shatrandj (jeu des rois). Mais le jeu est banni par les théologiens car l’usage des figurines n’est pas permit. Pour contrer cela les figurines deviennent plus abstraites. Le jeu d’échec devient possible. Le calife Haroun al-Rachid aurait même organisé des « tournois » afin d’affronter les meilleurs joueurs du califat. C’est alors qu’un livre de règles avec des techniques de jeu apparait pour la première fois en 842 écrits par Al-Adli sous le nom simple de Livre des échecs. Les parties commencent à être analysées, étudié. 

Le plus ancien texte occidental faisant mention des échecs est catalan. C’est un acte du compte Urgel en 1008 où il décide de léguer à l’église les pièces de son échiquier. Mais à l’époque il n’y a pas de stratégie. C’est une juste une affaire de combat où les pions doivent être massacrés. 

A partir de 1200 la littérature et le jeu arrive en Occident par l’Espagne musulmane. Les échecs sont désormais enseignés dans les écoles. Mais à la différence des arabes les combinaisons servent uniquement la victoire et non la beauté d’une partie. Vers la Renaissance les règles changent. Les pions commencent à prendre plus d’importance dans la création de nouvelles stratégies.
A partir du XIXème siècle le jeu est désormais celui qu’on connait actuellement. En 1924 une Fédération internationale des échecs est créée. 

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